Non à l'ours, oui aux troupeaux et aux hommes dans les Pyrénées !

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Le 11 janvier 2012, le Comité de Massif a adopté à l’unanimité la Stratégie Pyrénéenne de Valorisation de la Biodiversité (la SPVB). Cette stratégie avait alors pour objectif une vision globale et partagée sur les enjeux de préservation et de mise en valeur des espaces et des milieux pyrénéens remarquables. Elle devait également s’astreindre à respecter les critères du développement durable - écologique, économique et social - tout en soulignant le caractère souvent transfrontalier de certains enjeux et actions à conduire. A noter que cette stratégie n’avait pas vocation à pallier l’absence d’un plan ours. Mais ce n’est finalement pas la direction prise par la SPVB puisqu’un plan ours a été élaboré en 2014.

Pourtant le double refus de ce plan (refus d’émettre un avis lors de la commission permanente du 16 décembre 2014 et refus de réunir le Comité de Massif) est une sanction d’une gouvernance de massif confinée dans l’inaction (SPVB en dormance depuis 18 mois) et qui méconnait très largement les réalités économiques et sociales des populations pyrénéennes. Enfin, la récente réintroduction d’ours sur les territoires transfrontaliers est en infraction directe avec les règles démocratiques prévues par l’article 22 de la Directive Habitat.

L’ordre du jour du prochain Comité de Massif illustre parfaitement cette situation puisqu’il porte à l’examen et au vote le volet ours de la SPVB. C’est une aberration ! La présence d’ours dans les Pyrénées est incompatible avec les activités humaines endémiques des territoires montagnards et en particulier agricoles et pastorales. En introduisant l’ours brun, c’est la désertification des territoires montagnards qui se poursuit. Chercher l’erreur…

Le bureau de l’ACAP s’oppose à toutes propositions de réintroduction et enjoint les élus du Comité de Massif à rejeter toutes propositions de réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. Décidément, il est grand temps de redonner un sens politique au Comité de Massif. A lui de prouver qu’une reprise en main de la gouvernance de massif au service de l’économie réelle et des territoires pyrénéens est possible dès demain.