8 & 9 juillet : AG de l'ACAP et Carrefour de l'Agriculture Pyrénéenne

Juillet 2019

A la rencontre des Pyrénéens, l'Assemblée Générale de l'ACAP est le rendez-vous annuel qu'investissent les élus des chambres d'agricultures des Pyrénées pour échanger et débattre des enjeux inhérents à l'agriculture de montagne.

Nouvelle mandature, nouvelle formule, l'Assemblée Générale se tiendra cette année le 8 juillet au soir afin de réserver pleinement la matinée du 9 juillet aux débats : le carrefour de l'Agriculture Pyrénéenne.

Logo AG2019Au programme
8 juillet  18h Assemblée Générale Statutaire
Rapport moral, rapport d'activités et rapport financier
  20h Repas et hébergement sur place
9 juillet               8h Accueil sur l'estive de Hautacam
  10h Plénière : Pourquoi et comment la France et les Régions s'engagent-ils auprès des agriculteurs de montagne ?
  11h30    
Café-Débat autour de 6 thématiques organisées par groupe de travail
  13h Clôture et repas convivial

Nous croyons en la force du collectif. Votre regard et votre avis nous intéresse pour construire ensemble un plan d'action efficace et pertinent dans l'accompagnement développement agricole pyrénéen. 

Espérant vous compter parmi nous, nous vous invitons à confirmer votre participation à l'une ou l'autre ou l'ensemble de ces activités en répondant au FORMULAIRE EN LIEN

Si vous avez besoin de réserver un hébergement pour la nuitée du 8 au 9 juillet, votre réponse doit nous parvenir avant le 25 juin. Si non, les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 1er juillet.

Retrouvez ici plus d'informations ainsi que le PROGRAMME du Carrefour de l'Agriculture Pyrénéenne.

La montagne est un terrain d'expérimentation

Avril 2019

philippe lacube portrait 2019Deux mois après les résultats des élections des Chambres d'Agriculture, les élus du bureau de l'ACAP ont officiellement pris leurs fonctions le 9 avril dernier. Fraîchement élu à la présidence de la Chambres d'Agriculture de l'Ariège depuis février, Philippe Lacube vient de prendre la Présidence de l'Association des Chambres d'Agriculture des Pyrénées (ACAP).

Vous succédez à Pierre Martin, éleveur des Hautes-Pyrénées à la tête de l'ACAP. Son bureau vient en effet de voter en votre faveur à l'unanimité...

Je suis éleveur et entrepreneur aux Cabanes en Ariège. Avec mes 4 associés nous avons fait le choix d’élever des races rustiques véritablement adaptées aux territoires montagnards : vaches gasconnes et cochons noirs gascons. Par souci de valorisation de mes productions agricoles, je suis devenu gérant d’un restaurant et d’un magasin de producteurs. J’emploie une vingtaine de salariés.

Je me suis toujours engagé en faveur de l’entreprenariat en milieu rural. Dernièrement, j’ai présidé le CER-France de l’Ariège et de l’Occitanie.

Travailler à l’échelle du massif des Pyrénées ne m’est pas non plus inconnu. J’ai eu mes premières expériences professionnelles dans les Hautes-Pyrénées avant de m’installer en Ariège. Connu pour mon engagement sur la problématique de l’ours, j’ai endossé la présidence de l’Association pour le développement durable et l’identité des Pyrénées (ADDIP) pendant plusieurs années. A 56 ans, je suis un véritable montagnard pyrénéen dans l’âme.

La reconnaissance des spécificités de l’agriculture pyrénéenne – notamment du pastoralisme collectif - est au cœur des missions de l’ACAP. Dans un contexte de réforme des politiques européennes, quels sont les dossiers prioritaires ?

Je crois en la force du collectif pour travailler sur des questions que la profession agricole considère comme majeures et apporter une vision plus globale du développement agricole en montagne. L’ACAP elle-même est un outil collectif. Emanation des chambres d’agriculture des Pyrénées, elle œuvre en faveur du développement intégré de l’agriculture et du pastoralisme pyrénéen.

La présider est une véritable reconnaissance de mes pairs. Il m’importe aujourd’hui d’être à la hauteur des actions précédemment menées dans le champ des politiques publiques et économiques pour une meilleure prise en compte des spécificités pyrénéennes.

L’ACAP a édité en 2018 un livre blanc consignant une soixantaine de propositions pour l’agriculture du massif.

Une vingtaine de ces propositions concerne précisément l’écriture et la mise en œuvre de la prochaine PAC. La question de la reconnaissance des surfaces pastorales comme surfaces productives et donc surfaces éligibles aux aides de la PAC y est prioritaire. Lors de la réforme de la PAC de 2015, nous avons joué un rôle fondamental dans le rééquilibrage des aides du 1er pilier de la PAC entre les différents systèmes de production. Nous nous efforcerons de conforter ces mécanismes très favorables à l’élevage de montagne en soutenant une convergence totale des paiements à l’hectare et en assurant un fléchage strict des aides vers les agriculteurs actifs. Si ces dispositifs consolident le revenu de nos agriculteurs, la rémunération des biens publics qu’ils génèrent est une piste que nous travaillons activement, sans oublier le maintien de l’indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN) visant à compenser les surcoûts de production en montagne.

Enfin, nous voulons capitaliser sur les réussites du Plan de Soutien à l’Economie Montagnarde de 2007-2013 en renégociant un dispositif véritablement intégré, capable de prendre simultanément en charge le développement économique, social et environnemental du pastoralisme pyrénéen. Il actionnerait de façon combinée différents leviers (cabanes en estive, clôtures, parcs, dessertes, portage, bergers, formation, investissements, ingénierie et étude…) et serait abondé par différents fonds européens et contreparties nationales.

En miroir de ce plan, et parce que nous refusons catégoriquement le Plan ours imposé par l’Etat, nous demandons la mise en plan d’un plan spécifique de « décohabition » du pastoralisme et des prédateurs.

L’ACAP est un véritable outil de lobbying qui défend avant tout les intérêts des agriculteurs pyrénéens. Elle prend part à des débats souvent éloignés du terrain. Comment veille-t ’elle à assurer une bonne adéquation entre les politiques publiques et les besoins de terrain ?

L’ACAP est un outil particulièrement ingénieux. Petite en nombre (seulement 2 salariés), elle est pourtant dotée d’une véritable force de frappe. Structure de réseau, elle puise ses compétences dans les équipes des chambres départementales. Elle est surtout pilotée par un bureau constitué d’un représentant par département mandaté par ses ressortissants : les agriculteurs pyrénéens. Chaque élu veille ainsi à défendre les intérêts de son département. Il agit comme une courroie de transmission des problématiques de terrain et des cadres législatif des politiques publiques sur lesquelles nous travaillons.

Les Pyrénées sont à cheval sur les régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Alors dans un contexte de régionalisation des politiques de développement rural, nous veillons à assurer une véritable unité pyrénéenne. L’ACAP c’est aussi l’art du compromis, l’art du consensus.

Mais si l’ACAP bénéficie d’une réelle reconnaissance aux échelons européens, nationaux et régionaux, il y a aujourd’hui matière à démocratiser ses travaux. Je nourri l’ambition de montrer à tous les éleveurs pyrénéens que cet outil – dont on entend finalement peu parler localement – est important. 

Le secteur agricole doit répondre à des enjeux de viabilité économique des systèmes de production. Dans quelle mesure l’ACAP travaillera t’elle sur cette problématique ?

Je milite pour une approche globale de l’exploitation dans son territoire. En montagne plus qu’ailleurs, l’économie de l’exploitation ne s’arrête pas au seuil de l’activité agricole. Seuls 1/3 des exploitants pyrénéens déclarent que l’exploitation agricole est leur activité principale. Pour assurer la pérennité de leur exploitation, nombreux sont ceux qui ont fait le choix de mettre en place une stratégie de diversification ou sont encore pluriactifs. J’en fais moi-même partie.

Si ces stratégies financières sont souvent gagnantes, elles atteignent rapidement leurs limites juridiques et fiscales. Trop souvent cloisonnées, les formations qui existent actuellement ne répondent pas toujours aux attentes de ces entrepreneurs.

Vous l’avez compris, la question de l’entreprenariat en montagne est un sujet qui m’est cher. Je voudrais faire de la montagne un territoire sur lequel nous pourrions expérimenter ce statut nouveau d’entrepreneur rural. La loi montagne de 1985 révisée en 2017 nous en offre aujourd’hui l’opportunité. A nous de la saisir.

PIRINNOVI AU SALON DE L’AGRICULTURE DE TARBES

Mars 2019

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Les 7 et 8 mars, dans le cadre du Salon de l'Agriculture de Tarbes, l’ACAP et la Chambre d'Agriculture des Hautes-Pyrénées ont organisé des activités du projet transfrontalier POCTEFA PIRINNOVI.

Des chercheurs du Centre de recherche Agricole d'Aragon (CITA) et l'Universidad de Zaragoza, ainsi que des techniciens de la coopérative Oviaragon-Grupo Pastores et des association des races espagnoles (Ansotana, Navarra, ...) ont participé à ces activités.

Jeudi 7 mars, deux exploitations ovines de race Castillonnaise - une race qui retrouve peu à peu son cheptel grâce au travail de plusieurs éleveurs et éleveuses des Pyrénées Central - ont ouverts leurs portes à la délégation espagnole.



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Les agriculteurs ont développé les stratégie de gestion de ces systèmes de productions et les défis auxquels ils sont confrontés aujourd'hui : coûts de production, modes de commercialisation et de valorisation du produit, gestion des estives, prédations, etc. Ce qui n'a pas manqué de soulever de nombreuses interrogations de la part des espagnols qui ont pu apprécier la performance du fonctionnement de ces exploitations.

Un espace PIRINNOVI a été déployé sur le stand de la chambre d'Agriculture des Hautes-Pyrénées, au sein même de la bergerie du salon. Le premier concours régional de la race tarasconnaise organisé conjointement par la chambre des hautes-Pyrénées et l'UPRA Pyrénées-Centrales a également suscité l’intérêt des visiteurs.


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Vendredi 8 mars, le plat principal a été le colloque à l'occasion duquel les premiers résultats sur les deux versants - Français et Espagnols - du projet PIRINNOVO ont été présentés. Belén Lahoz (CITA) a expliqué les innovations importantes atteintes en Aragon et en Navarre, surtout dans les champs génétiques et reproductifs.


En bref, la coopération a toujours du bon : nouvel échange dans le cadre de ce projet qui se conclura très prochainement par le séminaire final prévu le 10 avril prochain à Saragosse. 


         SalonTarbes

POST 2020, l'ACAP publie son livre blanc pour les Pyrénées

Novembre 2018

Grâce au dispositif Réseau Rural, l'ACAP s'est investie pendant trois ans dans une étude d'envergure nationale "innover collectivement pour mieux soutenir l'agropastoralisme de montagne". A l'issue, une étude complémentaire "d'inventaire des biens et services générés par le pastoralisme pyrénéen" financée par le CGET Pyrénées, a permit à l'ACAP et ses partenaires d'élaborer une série de propositions partagées en faveur de l'agropastoralisme de montagne consignée dans le LIVRE BLANC de L'AGRICULTURE DES PYRENEES. Dans un positionnement conforme avec son projet politique, l'ACAP propose trois axes majeurs de développement détaillés dans la première partie du livre blanc. Consciente de la diversité de ses territoires et de ses activités agricoles, la profession agricole encourage et défend l’élaboration de politiques publiques plus stratégiques et plus intégrées afin de préserver la richesse de son identité multiple. C’est l’objet de la seconde partie du livre blanc. Enfin, même si l’agriculture et le développement rural justifient des politiques européennes communes et un cadrage national fort, elle estime que ces politiques doivent pouvoir s’articuler en bonne intelligence aux différents niveaux de territoire comme le développe la troisième partie de ce livre blanc. Aussi, le livre blanc de l’ACAP c’est :

  • une vingtaine de propositions pour orienter le développement agricole du massif des Pyrénées. C’est l’analyse des principaux enjeux de l’agriculture pyrénéenne qui a mis en évidence trois orientation majeures de développement visant à sécuriser et renouveler les exploitations, mieux valoriser les produits et renforcer la compétitivité des filières et enfin faire reconnaître le rôle du pastoralisme dans la gestion des territoires.
  • une vingtaine de propositions pour mettre en place des politiques publiques plus stratégiques et plus intégrées à l’échelle européenne, nationale et régionale. Il s’agit ici de proposer des dispositifs d’accompagnement au développement agricole comme des éléments de réponse aux principaux enjeux.
  • une vingtaine de propositions pour déployer intelligemment un dispositif spécifique à l'échelle du massif des Pyrénées. Parce que les Pyrénées, unies dans leur diversité, hébergent des formes d'agricultures, des pratiques et des environnements spécifiques, elles doivent pouvoir bénéficier de dispositifs spécifiques et adaptés.
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Quatre projets de règlements européens ont ainsi été passés au crible de ces 60 propositions pour l'agriculture pyrénéenne. Cet exercice a donné naissance à une LIASSE d'une SOIXANTAINE D'AMENDEMENTS POUR LES PYRENEES proposés au débat européen sur les projets relatifs aux règlements :

  • établissant les Plans Stratégiques Nationaux relevant de la PAC COM(2018) 392
  • portant sur les dispositions communes des fonds FEDER, FC, FSE, FEAMP COM(2018) 375
  • portant sur le FEDER et le Fond de Cohésion COM(2018) 372
  • portant sur les dispositions particulières de l'objectif "coopération territoriale européenne" soutenu par le FEDER INTERREG COM(2018) 374